« Les bureaux des temps favorisent l’égalité entre les citoyens. »

Comprendre • Pulse #3 • 2 min
Par Katja Krüger
pour approfondir

À la recherche du temps perdu

5 min

« Malgré les récents progrès en matière de transport, comme la mise en service de trains plus rapides et la construction de nouvelles autoroutes, les citoyens n’ont pas vraiment gagné de temps. En revanche, certaines zones ont gagné en accessibilité.

La question du temps soulève celle de l’égalité, car un grand nombre d’individus en situation de précarité souffrent encore de problèmes liés au temps.

Les familles modestes ont tendance à vivre éloignées des centres-villes et de leur lieu de travail, ou n’ont d’autre choix que d’accepter des emplois aux horaires contraignants.

Les femmes, quant à elles, subissent souvent une double inégalité : elles travaillent généralement à temps plein tout en assumant l’essentiel des tâches domestiques (73 % pour les Françaises, selon l’OCDE). Parfois, elles ont aussi la responsabilité de leurs proches, enfants ou personnes âgées.

Les plus qualifiés, eux, peuvent choisir des emplois aux horaires moins contraignants et ceux qui ont des revenus confortables peuvent « acheter du temps » en faisant appel à des tiers, comme les babysitters, par exemple.

Les bureaux des temps peuvent atténuer ces inégalités. En soutenant l’aménagement urbain et l’accès aux services publics, comme les crèches ou les transports collectifs, ils encouragent l’égalité au sein de la société. Ils ne sont ni cabinets d’urbanisme, ni sociétés déléguées, et conservent donc une posture de neutralité. Que ce soit à l’échelle d’une ville ou d’une zone moins densément peuplée, les bureaux des temps se positionnent en experts extérieurs, en pourvoyeurs de solutions innovantes. »

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