La grande histoire du titre de transport

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Au fil des années, le titre de transport a adopté toutes sortes de formes. D’un simple morceau de papier à un bracelet connecté, il a parcouru du chemin… Montez à bord, on vous emmène !

RENAISSANCE

Encre et papier

Au milieu du XVe siècle, avant l’invention de l’imprimerie, les transports publics sont assurés par des diligences. Les passagers reçoivent simplement des bons manuscrits qui font office de titres de transport.

1804

L’impression papier

Les trains transportent pour la première fois des passagers en Angleterre. Avec la révolution industrielle et l’émergence des premières compagnies ferroviaires, les titres de transport sont imprimés sur du papier.Ils indiquent un point de départ, une destination et une date de validité.

1920

Une préférence pour le métal

Pour remplacer les tickets papier, certains réseaux de transport optent pour des pièces de monnaie (tarif unique) ou des jetons. Dans le métro de New York des années 1920, ce sont d’abord les pièces de monnaie qui sont introduites dans les tourniquets, avant d’être remplacées par des jetons en 1953. Ce système perdure jusqu’en 2013. Bien que plus coûteux à produire que les billets en papier, les jetons ont l’avantage d’être réutilisables.

1969

Le ticket magnétique, c’est fantastique

Les premiers tickets magnétiques font leur apparition dans le métro parisien. Plus difficiles à imiter que de simples morceaux de papier, ils aident à lutter contre la fraude. Ils facilitent également le flux des passagers, puisque le contrôle des billets devient automatique. Une modernisation qui se poursuit encore dans les années 1980 avec l’introduction des distributeurs automatiques de billets.

1980s

Des cartes à puce réutilisables

S’appuyant sur la technologie du billet magnétique, Roland Moreno, inventeur de la carte mémoire, a créé, en 1975, une carte de transport avec puce intégrée. Ce système permet non seulement d’accélérer le traitement de l’information, mais aussi de collecter des données plus détaillées pour rendre le réseau de transport plus intelligent.

1990s

Toujours plus vite

Grâce à la technologie de la radio-identification (RFID), les cartes à puce deviennent sans contact – plus besoin de fouiller dans son sac pour trouver son titre de transport ! L’expérience utilisateur est significativement améliorée. La carte RFIDT-Money est utilisée pour la toute première fois à Séoul (Corée du Sud) en 1996. Deux ans plus tard, les villes d’Amiens et de Nice sécurisent le système avec la technologie des microprocesseurs, devenue depuis la norme internationale.

2007

Le smartphone, meilleur ami du passager

À partir de 2007, l’avènement des smartphones équipés de la technologie NFC – qui permet à deux appareils électroniques d’échanger des informations – conduit à la dématérialisation des titres de transport. En 2017, le smartphone devient le meilleur ami du passager. Avec l’application mobile PlanBookTicket développée par Keolis et sa filiale Kisio Digital, les voyageurs peuvent non seulement avoir accès aux itinéraires et informations sur le trafic en temps réel, mais aussi acheter et valider leurs billets.

2013

Cartes multiservices, l’ère du tout-en-un

Dans quelques villes du monde, les citoyens peuvent profiter d’une carte qui leur permet d’utiliser les transports en commun, mais aussi de nombreux autres services publics. En Bretagne, par exemple, la carte KorriGo, lancée en 2006, donne accès aux différents réseaux de transport et aux services publics du territoire, comme les bibliothèques et les piscines à partir de 2013. À Rome (Italie), le Roma Pass peut être utilisé à la fois pour accéder aux transports et aux sites culturels.

2016

Des billets sur mesure à votre poignet

Pour les événements spéciaux qui génèrent temporairement un flux de passagers important, les systèmes de billetterie s’adaptent. À l’occasion du Championnat d’Europe de l’UEFA 2016, Keolis lance son bracelet NFC à Lille, un dispositif sans contact qui permet de fluidifier considérablement l’accès au service.

2018

Paiement sans contact

Désormais, les passagers peuvent utiliser une carte de paiement sans contact pour prendre le bus, le tramway ou le métro. Mi 2017, le paiement sans contact représentait 40 % des paiements « pay as you go » (au déplacement) sur le réseau de bus et de métro de Londres (Transport for London). En 2018, Keolis met en place ce système pour la première fois en France, à bord des tramways et de certains bus de Dijon, la deuxième ville européenne après Londres.

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